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Oberlin raconte Gaza

Présent trois fois par an à Gaza depuis des années, Christophe Oberlin est un militant de la cause palestinienne. D’habitude, il rentre dans Gaza via Israël mais cette fois-ci, il choisit de passer par la frontière égyptienne. Et c’est avec l’« aide acharnée de la cellule française de crise des affaires étrangères » qu’il rentre dans Rafah (bande de Gaza), de nuit donc avec tous les dangers que cela comporte, raconte-t-il amer. D’autres médecins ont, selon Oberlin, bravé d’autres dangers, « c’est devant l’entêtement des autorités égyptiennes, que le premier flux de chirurgiens égyptiens, bloqués pendant quatre jours, a du passer par des tunnels pour accéder à la bande de Gaza.
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Arrivé dans un premier temps à l’hôpital de Rafah, situé à 200 mètre de la frontière égyptienne, il débarque ensuite à l’hôpital Nasser à Khan Younès. Il travaille avec des chirurgiens égyptiens, syriens et même irakiens [1]. « Des chirurgiens très compétents. » En revanche il s’étonne encore de l’arrivée de gynécologues et pharmacologues [2] occidentaux arrivés le jour de son départ et qui n’ont pas trop avoir avec les besoins de la population en temps de guerre. Hormis ces bizarreries, la logistique a tout de même assez bien marché semble-t-il. « Les blessés, hors de danger, étaient assez vite rapatriés en Égypte de sorte qu’on n’a pas trop manqué de lits. »

Dernière précision qui a fait beaucoup polémique, le phosphore. « On a vu un certain nombre de brûlés, des brûlés par blast (explosion) qui ne présentaient pas ces liaisons pénétrantes, s’aggravant progressivement et qui sont liés au phosphore. S’il y a eu du phosphore ailleurs, je n’ai pas été témoin mais c’est à d’autres de le dire. »

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Le Hamas a rompu la trêve avec Israël. Pas de chance, l’armée israélienne est encore beaucoup mieux organisé que le mouvement palestinien. Petit point d’un conflit qui re-commence.