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« La surpopulation est le cancer de nos prisons »
Rachida Dati défend bec et ongles son dernier texte avant son départ de la Chancellerie, normalement prévu après les élections européennes du 7 juin. Mais les sénateurs, à majorité UMP, entendent bien réécrire la copie de la garde des Sceaux afin d’étoffer le volet sur le renforcement des droits des détenus et inscrire dans les tables de loi une nouvelle « vision humanisée » de la prison. C’est sur le texte de la commission des lois et non sur celui du gouvernement que les sénateurs débattent.
A droite comme à gauche, une urgence point dans le discours : définir et mettre en place un nouveau cadre de détention dans les déplorables prisons françaises. La réforme est attendue depuis plus de 18 mois et débarque au Parlement en urgence. Un seul examen du texte en séance plénière est donc permis à l’Assemblée et au Sénat. Ce qui limite les débats et suscite une large déception au sein des syndicats et associations mais aussi dans l’opposition et dans les rangs de la majorité.
Dans un rapport paru en 2000, le Sénat sonnait l’alarme en qualifiant la condition carcérale d’« humiliation pour la République ». Neuf ans plus tard, la situation n’a semble-t-il guère évolué.



