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Le PS apprend l'alphabet des libertés surveillées
La France connaît-elle un recul des libertés publiques ? La société française est-elle corsetée ? C’est en tout cas le constat que pose le Parti socialiste dans son livre réquisitoire, La France en libertés surveillées. La République en danger.
Méthodiquement, sous forme thématique et chronologique, plusieurs secrétaires nationaux du PS, sous la houlette de Marie-Pierre de la Gontrie, en charge des libertés publiques et de la justice, ont recensé 89 mots-clés pour « décrypter ce qu’est le sarkozysme ». De « A » comme tests « ADN » à « Z » comme « zones d’attente » en passant par les fichiers « Stic ». Selon Marie-Pierre de la Gontrie, l’entreprise relève de l’« acte citoyen » pour « dénoncer un tryptique ravageur » : « le traitement répressif de la précarité », « l’étouffement généralisé des contre-pouvoirs » et « l’instauration d’une société de surveillance ».
La France serait-elle devenue une dictature ? « Non », nuance Marie-Pierre de la Gontrie. Mais la droite, elle, crie au scandale. À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a jugé ces « attaques graves et irresponsables ».
Au fait, qu’en pense Éric Besson, aujourd’hui ministre de l’Immigration de Nicolas Sarkozy, qui, en pleine campagne socialiste, avait sorti pour le compte du PS, un réquisitoire contre le ministre de l’Intérieur ? Un ministre devenu entre-temps son big boss…
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