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Téhéran avare en visa pour l’AFP
L’ambiance est quelque peu tendue place de la Bourse au siège de l’AFP. Les autorités iraniennes ont finalement décidé de ne pas accorder de visa à la journaliste qui devait prendre ses nouvelles fonctions de chef du bureau de l’Agence à Téhéran. Celle-ci, nommée par la direction de l’AFP en remplacement de Pierre Célérier (dans le cadre du processus de rotation normal), attendait depuis près de deux mois que l’Iran lui accorde son sésame. Mais une réélection présidentielle très controversée et plus récemment l’affaire Clotilde Reiss auront eu raison de son installation dans la capitale iranienne. La journaliste n’était pas joignable mercredi soir.
Remous internes
En interne, l’affaire prend un tour qui n’est pas tout à fait du goût de la direction. LE SNJ-CGT s’est en effet fendu d’un communiqué interne où il s’insurge que « fait pratiquement sans précédent, le poste dévolu à cette journaliste a été réaffiché sans délai, signe de ce que l’AFP se plie ainsi à une mesure injuste et arbitraire, qui met en cause son indépendance. »
Et d’ajouter pour les malentendants que « quels que soient les éventuels liens avec les relations franco-iraniennes, il n’en reste pas moins que nous ne sommes pas une agence gouvernementale. »
Contactée à plusieurs reprises par Bakchich, la rédaction en chef de l’Agence n’a pas donné suite à notre appel. Une dizaine de jours après l’édito de Laurent Joffrin épinglant « l’Agence France Frousse » , l’été n’est pas de tout repos pour l’AFP.
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