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Salles de shoot, Fillon botte en touche
Bakchich vous en parlait le 23 juin. L’ouverture de salles de consommation de drogues était en discussion. Suite au rapport positif de l’Inserm sur le sujet, Roselyne Bachelot s’était prononcée lors de la conférence mondiale sur le sida à Vienne. Son avis n’était pas totalement tranché puisqu’elle proposait, le 19 juillet, la mise en place d’une « concertation » sur ces centres. On était encore loin de l’ouverture de ces salles.
Ces jours ci, on s’éloigne encore un peu plus. Presque un mois après les déclarations du Ministre de la Santé, la polémique naît. Xavier Bertrand, d’abord, s’est dit « vraiment opposé ». Hier, c’était au tour de François Fillon de dire non : « La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner, voire de l’organiser ». Et parce qu’au sein de la majorité, on se soutient, un appel contre les salles de shoot a été lancé le 9 août par quatorze députés du collectif Droite populaire.
Heureusement pour Roselyne Bachelot, elle peut compter sur Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille et sur le Parti Socialiste qui se disent favorables. Et sans doute que les huit pays d’Europe (dont Allemagne, Suisse et Espagne) qui disposent déjà de ces salles le sont aussi ! Rappelons que l’Inserm a souligné l’utilité de ces centres. Ils limitent les overdoses et baisse le nombre de contamination du VIH et des hépatites C. Pourtant, selon Fillon "la mise en place des centres n’est ni utile ni souhaitable en France".
Pierre Chappard, président d’Asud et Laurent El Ghozi, médecin et président d’« Élus, santé publique et territoire » nous avaient expliqué en quoi ces salles consistent.
Le 24 septembre se tiendra un séminaire organisé par l’association « Élus, Santé Publique et Territoires » avec à sa tête Laurent El Ghozi. Cette Journée fera le point sur la réflexion des élus participants au séminaire et sur l’intérêt de ces structures. Une manière de participer au débat sur l’ouverture de ces lieux.



