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Derrière "Cassiopée", Jean-Louis Debré
La saga a tenu en haleine, l’été durant, lecteurs du Monde, hommes politiques et journalistes. En 17 épisodes, "Chirac le roman d’un procès" a décrit par anticipation, dans le désormais en vogue style de la politique fiction, le procès à venir de l’ex-président dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.
Précis, drôle, savamment documenté le feuilleton s’est même permis, une semaine avant les révélation du Canard Enchaîné (25/08), de détailler la possibilité d’un accord entre l’UMP et Chirac pour indemniser la mairie de Paris. Et vider de sa substance la future audience.
Un petit chef-d’œuvre, dont les auteurs, dissimulées sous le pseudo de Cassiopée, n’avaient pas encore été dévoilés. Le mystère a alimenté le jeu des pronostics autour des machines à café des rédactions, voire le débat. "Délice des lecteurs, capitulation des "journalistes", tranche l’ami Schneidermann, qui craint que Cassiopée ne soit qu’une "échappatoire pour échapper à la connivence politico-médiatique".
Tout un débat…que les plumes de Cassiopée pourront bientôt commenter. A visage découvert. Les deux brillantes journalistes des services politique-justice du Monde ont été invitées mercredi matin sur Europe-1 et passés à la question par Jean-Pierre Elkabbach Introducing donc Françoise Fressoz et Pascale Robert-Diard.
L’un des principaux inspirateurs, lui, était déjà connu. Et son identité, évoquée par le Parisien, a été vérifiée par Bakchich. Il s’agit du président du Conseil constitutionnel et grand ami de Jacquot, Jean-Louis Debré. Le temps d’un été, l’ancien du Perchoir s’est mué en perroquet… très bien informé !





