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L'Assemblée, futur sanctuaire des journalistes ?

Un peu austère à première vue, souvent trop illuminée lors des rares jours ensoleillés, garni de banc où Bakchich essuie quelques-uns de ses rares costume, la 17e chambre correctionnelle (celle de la presse) peut s’avérer un lieu de taquinerie et d’envolée lyrico-juridiques. Si si, promis. Et avant des compte-rendus drolatiques d’audience qui concernent notre humble site, un peu de teasing sur une affaire qui ne concerne en rien ce site, mais des stars de l’info.

Dans la position du plaignant Alain de Pouzilhac, alias Poupou de Sète, fier publicitaire d’Havas passé à l’information avec la chaîne que le monde envie à l’Hexagone, France 24.

En la position soumis de l’accusé, Jacques "Rolex" Séguéla, le premier des fils de pub, amoureux invétéré des réclames et de son savoir faire français. Deux hommes qui ont longtemps, très longtemps collaboré au temps d’Havas, et même féraille contre la prise de contrôle de Vincent Bolloré.

Amis de 30 ans

Depuis Poupou, donc s’est recasé à l’info avec un succès que décrient ses troupes, la cour des comptes et quelques articles acides. En son aventure télévisuelle, le bel Alain s’est adjoint Christine Ockrent, dite la Reine, pour l’aider à piloter la maison AEF (comme Audiovisuel extérieur français et non Afrique Equatoriale Français). Las, ce merveilleux couple s’est disputé, Ockrent marginalisé fin 2010 et vouée aux gémonies, pour finalement quitter la chaîne en mai dernier.

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Entre temps, un ami de trente ans s’est levée pour la défense, haut et surtout fort, Jacques Séguéla soi-même. Un peu avant Noël 2010, le 22 décembre, Séguéla profite d’une tribune offert par La Chaîne Parlementaire - Assemblée Nationale (LCP-AN) pour asticoter Poupou et défendre Christine. Petit extrait des propos attaqués :

« Moi je connais Alain de Pouzilhac, qui a été mon président, qui a failli nous mettre en faillite (…) Et quand il voit qu’il est acculé, il est prêt à tout. C’est ça la véritable histoire. Et y a pas de raisons que ce soit la plus grande journaliste historiquement, femme, française puisqu’elle a été la première à faire ce beau métier qui est de présenter les infos -qui soit traitée comme elle est traité. C’est inadmissible ».

Bien évidemment, les avocat de Séguéla, et le grand Jacques lui-même plaident la bonne foi, la libre expression, et moults documentations sur la gestion d’Havas par le sieur Pouzilhac.

Mais petite et amusante originalité, ses conseils misent également « à titre principal », sur l’immunité territoriale !

En effet, les locaux de LCP-AN, se situent dans les sous-sols de l’Assemblée. Or, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse précise que « ne donneront à aucune action, les discours tenus dans le sein de l’assemblée ou du sénat ». Et ces filous d’avocat de noter avec malice que le texte ne précise pas la nature des gens qui prononcent les discours, ni le lieu précis (hémicyle ou pas) où ils sont tenus. Bref que l’Assemblée comme le Sénat sont des terres prémunies du délit de diffamation.

« Ca se tente non ? », sourit Me Daoud. Oui…et si ça réussit, Bakchich prévient tous ses futurs interviewés : ils seront enregistré dans les locaux de l’Assemblée ! Délibéré prévu au printemps prochain.

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Les multiples bourdes de Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac à la tête de l’audiovisuel extérieur français finissent même par agacer l’Elysée.

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