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Tous les chemins de Sarko mènent aux Roms

A chaque fait divers, Nicolas Sarkozy ressort le refrain sécuritaire. En annonçant qu’il convoquerait « une réunion sur les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms » le 28 juillet, le Président lorgne encore vers le sujet si populaire de la sécurité et le « diviser pour mieux régner ». Dans un communiqué, La Ligue des droits de l’Homme dénonce « la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables ». Pour l’association, après les violences dans le Loir-et-Cher et en Isère, Nicolas Sarkozy s’est trouvé de nouvelles populations à stigmatiser. Attention, Gitans, Manouches et Roms… le kärcher est cette fois pour votre pomme. Pas trop de panique quand même.

Sarko désavoue… Sarko

Comme le titrait Le Monde le 20 juillet 2002 (voir sur ldh-toulon.net), les gens du voyage avaient déjà fait l’objet d’une « offensive » du gouvernement il y a 8 ans. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur s’était demandé : « Comment se fait-il que l’on voit dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? », avant d’annoncer un renforcement des mesures de sécurité.

C’était, à peu de choses près, les mêmes propos qui avaient valu une attaque (avortée pour « défaut de procédure ») de la Ligue des Droits de l’Homme deux ans plus tard au préfet Paul Girot de Langlade (celui qui vient de se faire condamner, en début de mois, à 1500 euros d’amende pour injures racistes par le tribunal correctionnel de Créteil) : « Ce sont des gens qui roulent dans des voitures de luxe, qui ont des caravanes énormes et qui ne travaillent pas ». Nicolas Sarkozy, invité par les élus du département du Vaucluse à désavouer les propos de son préfet s’était alors montré très ferme, comme le montre cette vidéo (tirée de l’INA).

retrouver ce média sur www.ina.fr

Amalgame over

« Est ce qu’on n’est pas dans un cas de généralisation ? », demandait David Pujadas, ce 23 octobre 2002. Réponse de Sarko :
« Il faut être précis, je n’accepterai, aucun amalgame !
Et lorsque le préfet donne le sentiment que c’est l’ensemble des Roms ou des gens du voyage qui sont malhonnêtes, il a tort. Et je ne fais pas miens ses propos. Je crois que c’est clair et c’est sans ambiguïté… Je n’accepterai aucun amalgame. »

Place à l’action, annonce ensuite le futur Président, entonnant son couplet favori : « Le risque que je crains c’est celui de l’immobilisme. Le risque c’est celui qui consiste à ne rien faire (…) Je n’accepterai aucun amalgame. Pour la raison simple, c’est que nous allons nous donner les moyens d’agir ». Toute ressemblance avec des propos récents n’est pas fortuite.

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