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Bakchich 2012, la revanche du site
Liquidé, ressuscité, ripoliné. L'année 2011 de Bakchich a été agitée. Un avant goût de 2012?
«L'avant-garde a un coût. Et un petit arrière-goût. Qui ne fait naître qu'une envie. Y revenir. Créer une aventure de presse? C'était possible parce que nous le voulions. Ca l'est encore. Simple question de foi. Bakchich? Immortel.» Tel était l'épitaphe prononcé par notre site, un triste (et alcoolique) soir de janvier 2011. Le 26 pour être exact, et le bar qui enterra la soirée s'en rappelle sans doute.
Le mauvais esprit est éternel
Dans cette nuit glaciale, pas de larmes. Guère d'espoir non plus. De maintes fois sauvés in extremis, le phénix des Haut bois du Web avait les plumes rincées. «Premier site d'info satirique né en 2006. Premier hebdo né d'un pure player -nom barbare dont nous avons été malgré nous affublé-, en 2009. Premier site d'infos liquidé!»
A croire que l'info, l'enquête et la mauvais esprit demeurent une drogue dure. Après des mois d'errance, le 24 juin 2011, l'aventure est repartie. Grâce à nos anciens hébergeurs d'Octopuce, qui ont eu le bon goût et la classe de ne jamais couper les accès au site. Grâce à un repreneur qui sans nous doter de moyens illimités, a accepté d'apporter une obole à l'aventure. Grâce aux internautes, lecteurs, fidèles qui nous ont encouragés, attendus. Grâce surtout aux anciens et moins anciens contributeurs, qui ont fait en sorte qu'une nouvelle fois, Bakchich ressuscite.

L'Humilité des liquidés
Avec ses scoops, ses informations exclusives, ses dessins décapants, ses enquêtes au long cours. Repris ou pas dans les autres médias, nos articles demeurent lus, appréciés, parfois menacés d'attaques. Sans succès pour l'instant...
Mais en cinq ans d'aventures, parsemées de quelques tourments (pour bien plus de poilades), Bakchich a aussi appris. L'humilité (qui n'empêche pas la satire) née -entre autres- de notre liquidation nous a détournés du kiosque. Et prémunis contre quelque leçon à donner sur un business model - aussi appeler pierre philosophale, de l'info sur le web. La prudence (qui n'empêche pas le mauvais esprit) quant à nos révélations ou leur exclusivité, terme attrape-tout largement dénaturé.
La mesure enfin. Bakchich n'a jamais eu vocation à devenir un site d'actualités. Mais un site d'information. La nuance est de taille. Nos moyens comme nos goûts ne nous inclinent pas à embrasser tout l'information du monde. D'autres sites que nous le font très bien, et Bakchich, en les copiant, deviendrait bien inutile.
La recette de Bakchich, infusée dans un lugubre mais si attachant local à la moquette détrempée en mai 2006, demeure inchangée. Interroger des faits d'actualité sur lesquels nous pouvons apporter une plus-value; débusquer des informations cachées; enquêter tous azimuts, sans obéir à une quelconques chapelle syndicale, politique, patronale ou sportive. Et écrire un sourire en coin, sans s'édifier en archange des médias, mais en chenapans du web, gratte-papiers grinçants ou petits cons de l'information.
Cet exercice de contrition réalisé, nous n'abandonnons bien évidemment pas notre projet secret de dominer le monde de l'information satirique et de devenir les Rupert Murdoch français.
Un lifting pour Noël
Et les plus observateurs de nos lecteurs auront noté un petit aménagement de notre site, intervenu le 1er décembre dernier: un ripolinage plein, entier et total de notre plate-forme, design inclus.
Ce large lifting, réalisé sans prothèses PIP ni silicone frelaté n'a pas non plus été opéré par le docteur Maure. Mais par un équipe de travailleurs lettons exploités pendant des semaines (ou c'est ce qu'ils nous ont dit). Désormais stabilisé - et parce que cela fait partie de nos bonne résolutions de l'année- Bakchich peut enfin se présenter dignement.
Nos dessinateurs ont du talent
Tout d'abord, une plus large part a été accordée aux dessins. Nos caricaturistes ont du talent, viennent du terroir stéphanois, pisciacais, parisien voire rochelais. Des contrées où le soleil ne se lève que peu, certes, mais idéal pour les gribouillages de talent qui remplissent notre "roll" de une et le dessin du jour.
Retour aux fondamentaux
Ensuite il s'est agi de revenir aux fondamentaux. Et d'opérer une double classification des articles.
Selon la nomenclature qui fait la raison d'être de Bakchich, Enquêtes, informations et mauvais esprit selon le type d'article.
- Selon le thème de l'article, rangement plus classique mais toujours utile dans les rubriques France, International, Société, Médias, Sport
Une fois passé le premier écran de une, adulés lecteurs, adulées lectrices,, vous avez le choix entre les articles les plus récents, les plus lus, les plus commentées, ou les Tops, choix totalement arbitraires et insusceptibles de recours de la rédaction. Pour l'essentiel ces derniers sont liés à un thème déjà couvert par Bakchich et revenant sur le devant de l'actualité.
Aux féru(e)s de longues sagas, est également disponible un dossier, qui apparaît à la une, actuellement les Mystères du Wagram, une trépidante enquête commencée il y a maintenant six mois et dont le filon ne saurait se tarir.
Bonne résolution de l'année
Ne mégotant pas sur les nouveaux réseaux sociaux (ou récemment découverts et usités par la rédaction) Bakchich dispose aussi de sa colonne twitter. Et pour les commentaires d'articles, réclamés par une foule de contributeurs (au moins 3), a été installé le système disqs, qui permet via un même compte de poster sur différents sites. Un éloge de la paresse en quelque sorte.
Evidemment, manquent encore quelques fonctionnalités. Dans la grande migration, des articles se sont égarés, notamment les brèves et confidentiels de Bakchich, ou les blogs. N'ayez crainte, nous allons les retrouver. Sera également bien sûr prochainement envoyée, avec régularité, une newsletter hebdomadaire, annonçant la substantifique moelle du Mauvais esprit délivré une semaine durant sur le site.
Ainsi retapé, voilà Bakchich superbement armé pour la nouvelle année. En attendant la suite et vos merveilleux commentaires, bon bout d'an, lecteurs chenapans.



