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Le Cosmo US est-il porno ?
Le magazine féminin ne se cache pas derrière un psy pour parler sexe...ce qui dérange les plus allumés des évangélistes américains.
Le numéro 1 des magazines féminins Américains contiendrait t-il des papiers à caractère pornographique? C’est la question que posent les 33000 signataires d’une pétition réac'. Là où les choses deviennent plus juicy, c’est lorsqu’on apprend que la porte-parole de la croisade puritaine n’est autre que…Victoria Hearst, chrétienne évangéliste, et petite fille de Randolph A. Hearst, mythique fondateur des éditions du même nom.
Toutes les familles ont leur vilain petit canard, et les magnats de la presse n’échappent pas à la règle.
Ironie du sort pour un magazine souvent appelé « the Bible » dans nombre de teen movies et de séries télévisées « girly »…
Il faut reconnaître que sur chaque couverture du géant de la presse féminine US, le contenu du dossier sexe est imprimé en caractères énormes, et mis incontestablement en évidence. D'ailleurs, sur le site Internet du magazine, la rubrique"Sex/Love" vient en tête d'affiche, bien avant celles consacrées aux célébrités, aux fringues ou aux astuces beauté…
Certes, le magazine ne tourne pas autour du pot pour appeler un chat un chat (on vous épargnera les jeux de mots douteux) : les titres racoleurs genre « Les 7 meilleurs astuces pour atteindre l’orgasme » « bad girl sex : 75 trucs très coquins à tester sur un mec » « Mec bien, nul au lit ? » Ou encore « Les confessions sexe des mecs : 37 choses qu’il n’a pas les couilles de vous dire » s’affichent en couverture chaque mois.
Un chat est un chat
Sur le site Internet, on trouve également de précieux conseils pour pratiquer de « good hand jobs » et d'autres concernant la position du kama-sutra dite de « la cow girl » ; tout un programme.
Pour l’avoir parcouru plus d’une fois dans les halls d’aéroport, on peut en témoigner : Oui, le Cosmo US est beaucoup plus anglé Sexe que sa version française ; mais il s’agit d’un trait propre à l’ensemble de la presse féminine Anglo Saxonne ; exception faite d’une association de bigotes coincées, ce ne sont pas les lectrices qui s’en plaindront.
À l’inverse d’une presse féminine française frileuse, qui rivalise « d’éclairage psys » et de métaphores niaises pour parler cul aux femmes, Cosmo a le mérite mettre les pieds dans le plat.
D’ailleurs, l’un des seuls magazines féminins Français à avoir su parler sexe de façon certes explicite mais toujours intelligente drôle et pleine d’esprit reste sans conteste l’ancienne version de 20 ans. Souvent ressuscitée mais jamais égalée.
La croisade de l'héritière de l'Empire Hearst
Jeudi confession, comme il en est d’usage sur Twitter : Toute une génération de filles (dont je fais partie) lisait 20 ans bien avant la majorité, à 13, 15 voire 16 ans.
A ma connaissance, aucune de nous n’en a jamais été traumatisée, bien au contraire.

La question de fond demeure: où s’arrête le sujet de société et où commence la pornographie ? Les exemplaires de Cosmopolitan devraient t-ils être « emballés dans un sac opaque » et interdits de vente aux mineurs, comme l’a suggéré Victoria Hearst au New York Observer ?
Requête aussi démesurée qu'hypocrite à l’heure où n’importe quel ado peut librement accéder à de la pornographie autrement plus explicite en deux clics. Il faudra sans doute plus de quelques suppléments sexe pour choquer la jeune génération Youporn…
L'impénétrable voie de Dieu
« Dieu m’a dit, tu dois contacter l’entreprise, et leur dire que ce qu’ils impriment est mal », a expliqué Victoria Heast, dans une diatribe digne d’un speech de recrutement des témoins de Jéhovah au Christian Broadcasting Network.
Miss Hearst se désole que le magazine qui met en couverture des teen idols telles Dakota Fanning, Demi Lovato ou encore Selena Gomez, fasse l’apologie de pratiques qualifiées de « dégoutantes » auprès de la jeunesse Américaine.
Comme on pouvait s’y attendre, il semblerait qu’elle se soit fait envoyer sur les roses par les autres membres du clan, (« J’ai compris qu’ils ne connaissaient pas Dieu » dira t-elle en guise d'explication) ainsi que par Frank Bennack, le Big Boss de Hearst.
En bonne chrétienne qui se respecte, Victoria n’est pas rancunière : «Je veux que les gens comprennent bien : je n’en veux pas à ma famille. Je l'aime, mais ce qu'elle imprime est mal ».
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