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Le Gloomy Saturday du Cri du Peuple
Tout été, Angelina fait onduler vos week-ends sur Bakchich en invitant des personnalités à se livrer à l'exercice du Gloomy Saturday of the Summer. Une chanson, un texte. Cette semaine, c'est Le Cri du Peuple qui s'y colle.
Hier publication de la Commune, aujourd’hui le Cri du Peuple est un blog politique très en vue pour ses vacheries, ses scoops et ses billets humoristico-satiriques. Véritable it-blog à la Mairie de Montreuil, cette publication qui repose sur les réflexions politiques d’un militant de gauche, n’hésite surtout jamais à livrer à la plèbe les potins les plus croustillants sur « l’amère » de cette ville, probablement verte... oui mais de rage. Ce rendez-vous quotidien de la résistance s’assaisonne à volonté de fortes rasades d'acoustique : live-telling depuis les concerts les plus in et les plus trend de la vibe, articles musicaux à haute teneur sexuelle, chaque billet étant également mis en musique.
Pour mordre à belles dents dans cet été frémissant de chaleur, le tenancier des lieux vous invite, non seulement à crier avec le peuple, mais à danser sur les braises encore chaudes de Joy Division en embrassant jusqu’à la mort et à boire New Order jusqu'à la lie.

C’est l’histoire d’une bande de mecs issus du punk. C’est l’histoire d’une bande de mecs qui jouent dans des salles crades où le public s’envoie les uns dans les autres sur fond de rythmiques plombées. C’est l’histoire d’un groupe qui découvre les synthés au cours d’un voyage entre scènes et défonce à NYC. C’est l’histoire de petits blancs de Manchester qui prennent dans leur gueule Afrika Bambaata et Herbie Hancock. C’est l’histoire ordinaire de la musique britannique dans les années 83-86. C’est une des plus délirantes montées rythmiques que je connaisse. C’est un titre qui me retourne encore et encore et encore 25 ans après que je l’ai découvert. C’est une des raisons pour lesquelles l’électro sera toujours en moi. C’est ce morceau qui s’explique de lui-même à partir de la 5e minute pour ceux qui doutent le plus.
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