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Quand les chasseurs de mauvais flics s’invitent sur Twitter

 


 


Les comptes de recensement de bavures policières se multiplient sur le site de réseau social. Cui-cui les poulets.


 


 


« Tranches de vie de l’ex épouse d’un officier de police de Phoenix ». 


A  l’origine de @policeabuser, ce mystérieux compte Twitter anonyme  aux accents Brigitte Femme de Flic, l’histoire d’une banale embrouille familiale : L’ex-femme d’un officier de police Américain est privée de la garde de son enfant par un mari visiblement vicelard,  usant de son statut « d’intouchable » pour régler ses différends familiaux. 


 


Voyant au-delà de cette triste querelle familiale pour son fils, sa bataille, l’ex épouse warrior lance un appel aux témoignages de victimes d’abus policiers via son compte Twitter. « Est-ce que l’un d’entre vous connait un Officier de police s’étant livré à des abus ? Avez-vous été abusé physiquement, sexuellement, émotionnellement par un officier de police ou par un militaire, un vétéran ? »


 


 


Femme de flic mécontente


 


L’interactivité  du réseau social à plus d’un demi-milliard d’utilisateurs étant optimale, les réponses ne se font pas attendre. 


Si on connaissait déjà Copwatch, désormais les chasseurs de bad cops déboulent sur Twitter : on a en effet vu fleurir une multitude de profils de ce type, le plus souvent anonymes, sous les noms de @PoliceAbuse, @StopPoliceViolence et autres @abuspoliciers. Amis agents de la paix, Big Twitter is watching you.


Les réseaux sociaux ont pris le pas, et permettent une vitesse de diffusion qui ne devrait pas ravir nos chers  agents de la police nationale. 


Bernard (le prénom a été modifié), qui tient le compte francophone @abuspoliciers, témoigne : « L’idée de créer un compte dénonçant  les dérives policières a d’abord été motivée par mon expérience personnelle avec les agents de la paix. J’habite dans une petite ville du Québec (Magog : environ 35 000 habitants) On a  vu de nombreux cas de provocations, harcèlement de la part des policiers. Alors au début, j’avais créé le compte pour dénoncer publiquement leurs nombreuses fautes déontologiques et aider les victimes à porter plainte envers ces agents fautifs. »


 



 


On imagine qu’avec les récents événements au Québec, les affrontements avec la police ne doivent pas manquer ?


« En effet, du fait de la situation au Québec en ce moment,  je reçois beaucoup d’informations, les gens osent de plus en plus dénoncer les gestes fautifs.  Je suis littéralement inondé sur les réseaux sociaux. (Facebook et Twitter) C’est évident, l’interactivité est la clé, et sur Internet, on craint moins les représailles. »


 


Si Rodney King avait pu twitter


 


Alors, « Le dernier flic que j’ai vu, avait plus de vice que le dealer de ma rue? » Si l’ensemble des utilisateurs qui tiennent et alimentent quotidiennement ces comptes Twitter citoyens approuvent et encouragent l’initiative Copwatch, ils tiennent à s’en démarquer : leur but consiste modestement à diffuser au plus grand nombre  les dérives policières, puis  à remplir une mission de conseil et d’assistance aux victimes dans leurs démarches. 


« Les gens se mobilisent, avec les années Sarkozy l’omnipotence et impunité policière  ont atteint des sommets, il y a  un vrai ras le bol, y compris pour des actes « banals » comme des contrôles au faciès un peu musclés» confie Pauline, juriste  qui s’improvise conseillère Twitter bénévole en dehors de ses heures de travail. « Et vu la vitesse à laquelle les réseaux sociaux se développent, on peut même imaginer qu’à l’avenir, on pourra donner l’alerte des bavures policières en temps réel »  Autrement dit, si Rodney King avait été un  Twitto, il serait sans doute passé à coté de son destin.  


« Si vous voyez quelque chose, filmez-le. Ne soyez pas intimidé, vous avez le droit de filmer la police en public » tweete le compte @stoppoliceabuse…dont la photo de profil n’est autre que le célèbre autocollant « Bad Cop, No Donut » que les rebelles ricains se plaisent à coller sur leurs pare-brises.


 


 


 


 


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