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Nicolas Sarkozy, le « serial séducteur »
Un jeune dragueur façon Aldo Maccione
Très jeune, il a voulu s’extraire du « pesant
présent », monotone et sclérosant. « Il a toujours
été dragueur, séducteur, dès qu’il est arrivé à
la mairie de Neuilly. C’était plus fort que lui,
il assumait tout, car il n’avait peur de rien,
se souvient l’ancienne conseillère municipale
de la ville [ndlr : Neuilly], Lucienne Buton. Tout le monde était
un peu fasciné par ce jeune homme qui parlait
bien, qui monopolisait la parole et avait un avis
sur tout. » La pétillante socialiste a vécu les
premiers émois politiques de l’édile. Très tôt,
« Nico », comme le raconte son ami de jeunesse
Serge Danlos, « s’intéresse aux femmes. Dès ses
quinze-seize ans, il bascule, se métamorphose
totalement. Avec Jean-Marie, le troisième de la
bande, il chassait franchement ». L’après-midi,
ils enchaînaient les parties de pétanque « avec le
méchant tee-shirt Ricard et la casquette à
l’envers vissée sur la tête », raconte Danlos.
Tous trois prenaient un malin plaisir à se déparer
des codes vestimentaires de leur milieu, au grand
désarroi de « Dadu » [ndlr : madame Sarkozy mère], horrifiée par la vulgarité
de ce spectacle potache. Nicolas joue même,
selon son camarade, à rouler des mécaniques
façon Aldo Maccione avec une distance amusée.
À la belle saison, le triumvirat de choc écume les
soirées enfiévrées du Rancho ou de La Grange,
les discothèques « in » de Royan à l’époque.
L’ado Sarko se voit vite affublé d’un surnom très
cru et sans équivoque sur sa capacité à
« emballer », comme diraient les jeunes du
XXIe siècle. Un peu plus tard, naît aussi cette
fameuse légende d’une immersion dans un lieu
interlope et très « hot » de Berlin au retour d’un
voyage estival en Turquie.
En fait, le jeune Sarkozy rechigne à draguer
dans les soirées chicissimes du rallye Fortunet,
où s’amusent néanmoins Serge Danlos – ce
« quatrième » fils de la famille pour Dadu – et
son copain Guillaume, l’aîné des Sarkozy. Plus
tard c’est le benjamin, François, qui se défoulera
dans ces sauteries sélectes, avec Pierre, l’un des
fils Balladur.
La politique devient peu à peu le nouveau
terrain de chasse du futur président. Il conquiert
le pouvoir, et les filles avec. « Nico est un
conquérant, les femmes, le pouvoir, tout ça se
mélange, c’est la même chose pour lui », assure
son « pote » de toujours. (…) Durant ses années initiatiques, le jeune
Nicolas était déjà très entouré d’une cour de
jeunes filles BCBG. Elles étaient cinq ou six à le
suivre. Lui, l’étudiant de la fac rouge de
Nanterre, les côtoyait dans les dîners entre
copains, dans les couloirs de la Sorbonne, là
même où étudiait sa première femme Marie-
Dominique. Certes, il lui manque quelques
centimètres – une prestance moindre par
rapport à ses deux frères Guillaume et François
et son copain Serge qui mesure déjà « 1,82 mètre
en 5e », dit-il, pas peu fier. « Il nous a confié un
jour : “Comment voulez-vous avec ma taille que
je joue au football ? Donc oui, j’aime les sports
individuels”, raconte l’ami. C’est la seule fois où
je l’ai entendu parler de sa taille. »
Le « petit » Nicolas court après la vie, après
la reconnaissance de tous et du genre féminin,
en particulier. Par une verve et un volontarisme
peu communs, il séduit sans mal. Beaucoup
succombent, en tout bien tout honneur, comme
cette ancienne conseillère générale des Hauts-de-
Seine, présente sur la liste de Nicole Goueta
et de Rama Yade aux municipales, à Colombes,
en mars 2008. À quatorze ans, inscrite à La Tour,
un collège huppé du XVIe arrondissement de la
capitale, elle rencontre par le biais d’une camarade
le jeune Nicolas inscrit alors à Saint-Louis
de Monceau. Les premières boums, les slows qui
s’éternisent, ils les ont vécus ensemble.
Le président tactile
Sarkozy aime
toucher, appréhender l’autre dans toute son intimité.
Un cadre de l’UMP n’a pas oublié ce grand
raout organisé par le parti autour de la communauté
chinoise de Paris, bien avant l’élection
présidentielle. « À la stupéfaction de certains,
Sarkozy s’est mis à passer la main dans le dos de
manière ostensible d’une responsable chinoise,
abasourdie par son attitude. Il ne peut pas
s’empêcher d’avoir les mains baladeuses, c’est
plus fort que lui, il est très tactile, il pelote toutes
les filles », poursuit le politique. La dramaturge
Yasmina Reza, dans son livre, n’a pas résisté
non plus à l’envie de relater les « aventures
tactiles » furtives du personnage durant sa
campagne. Lors d’un dîner dans un restaurant
réputé de la cité niçoise, il s’est, selon l’auteure,
égaré à quelques accolades charnelles, subjugué
par la plastique d’une blonde et belle convive « à
l’épaule dénudée ». « Il a besoin de toucher, de
s’approprier les gens ; Nicolas Sarkozy prend
possession d’eux avec la tentation consciente ou
inconsciente de les réduire à des objets, mais il
le fait autant avec les hommes qu’avec les
femmes », analyse le psychiatre Serge Hefez. Un
« enfant » qui, suggère de son côté son confrère
Winter, aurait besoin d’un « doudou ».
« Comme les autres peuvent ne pas avoir de
consistance pour lui, il les toucherait pour se
persuader de leur existence. »
Sarkozy saisit le bras de l’une, tape dans le dos
d’une autre, comme s’il abolissait la « bulle »
intime, propre à tout individu, et, ce faisant, il
élude, esquive le temps de l’apprivoisement, de
la naissance du sentiment. « Le malaise avec
Angela Merkel, par exemple, poursuit l’expert,
vient du fait qu’il touche pour faire croire qu’il y
a un contact. Or il ne peut pas y avoir de coup
de foudre à chaque fois pour Merkel, Blair ou
même Poutine… Ce n’est pas crédible si ça se
répète. C’est le symptôme de quelqu’un qui veut
donner le change. Tripoter n’est pas nécessairement
érotique, mais plutôt le geste d’un ado plus
spontané que réfléchi. »
Nicolas serait-il resté l’« enfant » qui, par
essence, craint par-dessus tout la solitude… ?
Idylle avec une journaliste, A.
Un ami
de longue date du président se souvient bien de
cette période, des dîners place Beauvau qui ne
s’éternisaient guère. Début du service à 20 h 30,
puis, à 22 heures pile, le ministre de l’Intérieur
filait dans Paris, en voiture banalisée, pour aller
rejoindre la journaliste. Nicolas Sarkozy est,
certes, un couche-tôt, mais il ne s’exonéra pas
non plus de dîners moins « politiques » pour
présenter sa nouvelle amie à des proches comme
Martin Bouygues. Lors d’un meeting à Nîmes,
A. était au premier rang. Juste avant de monter
sur le podium, Sarkozy lui aurait glissé : « Est-ce
que tu veux m’épouser ? Si tu dis oui, je
l’annonce ce soir, là, devant tout le monde. »
Avant même la séquence express de la saga
Carla, Sarkozy témoignait déjà de son peu de
goût pour les atermoiements de l’amour et de sa
propension viscérale à faire vite. Dans les affaires
du cœur, comme dans les affaires de l’État.
À la
belle saison, en cet été 2005, il ira jusqu’à orchestrer
avec l’un de ses complices, l’intrigant Pierre
Charon, une mise en scène digne d’un polar,
pour rejoindre sa dulcinée. Tout le monde est
censé alors croire qu’il farniente, à l’ombre des
dunes, dans la maison qu’il louait chaque année
au Pyla avec Cécilia, dans le bassin d’Arcachon.
À deux pas de celle de l’animateur Bernard
Montiel. Sarko y passa un dîner mémorable avec
Isabelle Adjani et son amie Yamina Benguigui.
Dans la chaleur de l’été, il est en fait exfiltré
à sa demande par son chef de cabinet de
l’époque, Laurent Solly – dernier-né des
« Sarkoboys » –, vers l’Italie, où il rejoint sa
chère et tendre. « A. a pu s’offrir ainsi un
week-end secret avec Nicolas », se souvient cet
intime du chef de l’État. Plus tard, des photos
immortaliseront l’idylle naissante. On les verra
arriver ensemble au domicile d’A., lui portant
des sacs de course.©
D’autres se sont déjà intéressés aux belles du Président. Jean-François Probst, ex-RPR et auteur du livre Les dames du président, avait passé au crible ces drôles de dames devant la caméra de Bakchich. Et notre site avait publié des extraits d’un livre sur Cécilia.
Auteur d’un livre sur "Les dames du président", l’ex-RPR Jean-François Probst raconte à Bakchich pourquoi il aime Fadela Amara. Et en particulier ce parler "cash" qui fait trembler les conseils des ministres.
Ecoutez-le : l’air de rien, il fait (…)








