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Moins 175 100 emplois ? Mais plafonnons les salaires des patrons !
Il y a près de trois mille ans, nous rapporte Plutarque dans ses Vies parallèles, Numa, roi légendaire de Rome, ne contrôla pas les activités financières en cours, sources des inégalités qui en résultaient. Il ne freina pas la cupidité et permit aux richesses de s’accroître démesurément. Les dommages qui en résultèrent furent considérables, à l’origine des nombreux et graves malheurs qui advinrent par la suite…
La rémunération d’aujourd’hui s’apparente à la vigueur physique attendue des premiers hommes. Ceux qui réussissaient tuaient par nécessité. Pas de meurtres, pas de femmes ! Aujourd’hui, par de hauts salaires et l’étalage de sa fortune, on montre ce que l’on vaut, autrement qu’hier !
Cette démesure dans la rémunération semble ancrée dans nos gènes, substitut de notre cruauté première. Reconnaissons-le : nous sommes reliés à l’évolution des espèces par notre animalité et l’on ne se débarrasse pas des habitudes passées en 6 000 ans, date des premiers écrits sumériens, pas plus qu’en 7 millions d’années, âge de notre plus ancien ancêtre, quand la vie est née sur Terre il y a 4 milliards d’années !
Que l’Etat agisse… enfin
Ainsi, il est illusoire d’attendre des hommes de notre temps qu’ils s’assagissent naturellement. On peut montrer une bonne volonté en adoptant, par-ci, par-là, des dispositions de bonne conscience portant sur la maîtrise des rémunérations. On crée une sympathique commission pour lâcher du lest sur le sujet. On se déclare navré par tel excès. Mais rien ne change, parce que rien ne peut changer en procédant ainsi.
La solution, c’est comme cela et personne n’y peut rien, commande à l’État d’exercer son rôle régalien. Nos concitoyens attendent une réelle contre-mesure à la démesure. Il faut limiter règlementairement les rémunérations maximales.
Utopie, s’exclameront les sceptiques ! Bien sûr que non. Quand il y a la volonté, il y a le chemin, dit l’adage ! Et nos législateurs trouvent toujours la solution pour contrer de tels errements. Le principe de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), auto-déclaratif, est une référence en la matière.
Que la lucidité sur ce sujet soit donc plus largement partagée. Les abus qui nous occupent sont d’essence révolutionnaire. On sent bien que l’opinion publique approche du seuil de l’inacceptable. Faudra-t-il attendre une nouvelle fois que les villes et les campagnes s’embrasent pour corriger cette blessure populaire ?
Si vous souhaitez faire pression sur le gouvernement pour qu’il change sa politique, n’hésitez pas ; signez la pétition.
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