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Quand Murdoch Jr défend le pluralisme...

C’était prévisible : le groupe News Corp du magnat ultra-libéral Rupert Murdoch ayant perdu la bagatelle de 3,4 milliards de dollars au cours de l’exercice comptable clos fin juin, il fallait trouver un responsable.

Et James Murdoch, digne fils de son père, l’a trouvé : il s’agit de la BBC, cette vénérable institution britannique financée par la redevance. Dans un discours au festival de la télévision d’Edimbourg vendredi 28 août, le sémillant dirigeant de BSkyB (le Canal Plus anglais en plus gros) a jugé que l’existence de la BBC rendait plus difficile la survie des chaînes privées. « Les autres organisations peuvent se développer ou disparaître mais le revenu de la BBC est garanti et augmente ». Vraiment trop injuste car Murdoch Jr est animé par les meilleures intentions. « L’expansion d’un journalisme parrainé par l’Etat est une menace à l’indépendance et à la pluralité de l’information », a-t-il dit. Rien de moins.

Et le pluralisme, la famille Murdoch y oeuvre depuis toujours. Le groupe détient les quotidiens Times et Sun, le Sunday Times et News of the World en Grande-Bretagne, le Wall Street Journal et l’agence Dow Jones ainsi que le quotidien New York Post et la chaîne Fox News aux Etats-Unis. Ce ne sont que quelques exemples. Car News Corp contrôlerait un tiers des grands quotidiens des pays développés.

L’exemple français

Et ces médias sont des exemples de rigueur journalistique. Prenons Fox News. Une chaîne de télévision où tous les points de vue peuvent s’exprimer. Ainsi depuis que Barack Obama a lancé son projet de réforme du système de santé (actuellement contrôlé par les assureurs privés), Fox News diffusent des commentaires les plus divers : la quasi-totalité des intervenants jugent que la réforme est néfaste et que le président américain est quasiment un assassin car sa réforme reviendra à laisser mourir des malades. C’est le fameux « tribunal de la mort » évoqué par la charmante Sarah Palin, icône de la presse Murdoch.

Murdoch veut sans doute que l’Angleterre s’inspire de la France. TF1, Le Figaro, Les Echos, Europe-1, Paris-Match, le Journal du Dimanche, pour ne citer que quelques uns, sont détenus par des amis de Super Sarko. Mais comme cela ne suffit pas, l’omniprésident a décidé d’aller plus loin en prenant le contrôle personnel de l’audiovisuel public. Il vient de nommer Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, ce qui nous a valu l’arrivée de ce grand défenseur de la liberté Philippe Val à la direction de France-Inter. France Télévisions a été privée de publicité et le futur boss sera nommé par Super Sarko. Dès l’année prochaine. Et chacun sait que cette mainmise n’est réalisée que dans un souci de défendre le pluralisme de l’information.

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On ne présente plus Rupert Murdoch. L’homme est à la tête d’un empire médiatique qui sert avant tout son idéologie ultra-conservatrice. Prochaine cible de ce prédateur hors pair : le vénérable New York Times qui bat de l’aile. Du coup, c’est tout le (…)

Le Président est avant tout un grand enfant. Et tout gamin a ses jouets préférés. En l’occurrence pour le petit Nicolas, ce sont les médias, avec lesquels il aimerait bien jouer aux Lego. Las, le monde ne se réduit à une vision (…)
La presse a de l’avenir, et c’est Rupert Murdoch qui le dit.

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