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Bouygues guigne la villa corse d'un condamné

La crise ne touche pas tout l’immobilier corse. Et malgré les soucis que rencontre le Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc) qui doit réaménager le littoral, et toujours pas voté par l’Assemblée territoriale. Oui, la vente de villas sur l’île de Beauté se porte encore bien.

Exemple, André Tarallo, l’ancien monsieur Afrique du pétrolier Elf condamné à 7 ans de prison jamais purgés, a déjà trouvé preneur pour sa somptueuse villa. Une gigantesque demeure bâtie face au parc marin international des bouches de Bonifacio et entourée de quelque 18 hectares de terrain…

Officiellement, l’ancien directeur des directeurs des Affaires générales de la compagnie pétrolière destinait la bâtisse à accueillir de puissants décideurs africains pour le bien de la compagnie nationale… et donc de la France. Une bicoque franco-africaine d’une valeur estimée à 16 millions d’euros. Ce n’est pas une paille, c’est une poutre.

Selon les informations glanées par Bakchich, la famille Bouygues se montre très intéressée. Timide, le patriarche Martin dément. Très implanté en Afrique, où son groupe de BTP s’est fait une spécialité de ripoliner les palais présidentiels, Martin entrerait alors dans le doux cercle des peoples proches de Sarko qui cherchent un pied-à-terre chez les cochons sauvages. Une cohorte déjà longue des Kouchner, Clavier, Reno….

Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues - JPG - 31.7 ko
Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues
Dessin de Pakman

Un heureux, si la transaction se fait, serait le fisc français. André Tarallo, définitivement condamné en décembre 2006 à sept ans de prison dans l’affaire Elf, ne s’est en effet jamais acquitté de l’amende de 2 millions d’euros accompagnant sa peine. Et comme l’a aimablement rappelé Charles Pasqua dans le Journal du Dimanche du 8 novembre, l’ami Dédé n’a passé qu’un mois en cabane.

A lire sur Bakchich.info :


André Tarallo, le "Monsieur Afrique" d’Elf, semble décidé à se séparer de sa modeste propriété de 18 hectares en Corse. Prix de départ : 16 millions d’euros.

Le 23 septembre, notre journaliste Enrico Porsia a gagné le procès qu’il a intenté pour diffamation au directeur du mensuel Corsica. Avec en toile de fond, le nouveau projet d’aménagement de la Corse (Padduc). (…)