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Sarko, une vision pas très net de la liberté

Parce que c’est un rebelle, Nicolas Sarkozy aime les lieux de Résistance. Le 12 novembre, il était à La Chapelle-en-Vercors, mémoire du maquis où moururent Jean Prévost et ses frères.

Bien sûr, il a parlé de liberté : « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d’opinion débridée je le vis tous les jours, où les nouveaux moyens de communication s’affichent comme des zones de non-droit … C’est un défi pour la démocratie, c’est un défi pour la République ».

Nous sommes prévenus, Sarkozy va sabrer Internet. Pour justifier ses coupes claires, à venir, il prépare le terrain. Comme toujours par un bombardement de mensonges. Nous, à Bakchich, nous n’avons pas constaté cette grande souffrance du droit, tordu par le net. Qu’une information identique soit publiée sur notre site ou dans notre hebdo, la conséquence est la même, le mécontent nous convoque aisément devant une chambre correctionnelle.

Comme le Maître Jacques de Molière, nous ne changeons pas de statut en passant du papier à l’écran, ou l’inverse. La vérité est, qu’incapable d’observer le silence de l’amer, le Président a, tout là-haut, crié de douleur, celle provoquée par sa blessure d’amour-propre.

Sa colère vient de ce que le web, capable de mentir, sait aussi dépister vite fait le menteur pris dans sa toile et garder trace de ces mensonges. Ce baratineur c’est Nicolas Sarkozy quand il annonce (sur Facebook !) qu’il était présent à Berlin le 9 novembre 1989. C’est Nicolas Sarkozy quand il dit tout et son contraire sur le modèle anglais.

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Illustration de Basura

Voila le pourquoi de l’outrage, celui qu’il prépare contre notre liberté, celle qu’il ne peut ici contrôler alors qu’il sait si bien le faire ailleurs.

Ses menaces, relayées par une "une" du Parisien cette semaine, sont-elles un défi pour la République médiatique ? Pas franchement, parce que le Net, que Sarko le veuille ou pas, sera la réalité de demain.

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