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Les 10 films de l'année

Entre la dinde et le foie gras, c’est l’heure de faire le bilan de l’année ciné. Une année exceptionnelle, une belle moisson de films exigeants, intenses, hypnotiques. Avec en bonus Avatar qui a déboulé mi-décembre pour chambouler mon petit palmarès et qui annonce le cinéma de demain. Vivement 2010 !

1 Avatar

Le buzz annonçait une révolution, et c’est exactement ce que nous apporte James Cameron, le Méliès du troisième millénaire qui a inventé toute une technologie pour matérialiser ses rêves. Inspiré par Miyazaki et le western, "Avatar" est une expérience immersive grandiose, un rêve numérique 3D, rien de moins que le film annonciateur du futur du cinéma. ÉNORME !


Bataille au-delà des étoiles entre humains et aliens. Plus qu’un film, une expérience immersive grandiose, un rêve de cinéma, une date dans l’histoire du 7e art.

2 Antichrist

En pleine dépression, Lars von Trier sort de l’ombre avec une œuvre d’une violence et d’une beauté insoutenables, une histoire de sperme et de sang à la "Shining" où il est question de la guerre des sexes et de la déliquescence du couple. Choc.


Crucifié à Cannes, Lars Von Trier revient avec une œuvre d’une beauté insoutenable, un grand film. Explications.

3 Kinatay

Un jeune garçon et une prostituée embarqués pour un voyage au-delà de l’horreur. Le cinéaste philippin Brillante Mendoza vous plonge dans la tête de son héros pour vous faire ressentir l’angoisse et la terreur qui le submergent. Comme Avatar, c’est du cinéma hypnotique, immersif, une proposition cinématographique absolument passionnante. Prix de la mise en scène à Cannes. Tétanisant.

Un jeune garçon et une prostituée embarqués pour un voyage au-delà de l’horreur. Insoutenable et virtuose, un film en forme de piège, Prix de la mise en scène à Cannes.

4 Les Trois singes

En Turquie, une famille se désagrège sous le poids des mensonges et du silence. Comme Pialat, Nuri Bilge Ceylan s’attaque à la chair, traque la vérité, l’humanité, ouvre grand les blessures. Un chef-d’œuvre envoûtant, prix de la Mise en scène à Cannes. Beau.


En Turquie, une famille se désagrège sous le poids des mensonges et du silence. Un chef-d’œuvre envoûtant.

5 Watchmen

Le jeune réalisateur de 300 s’attaque à un monument de la BD et donne vie aux super héros d’Alan Moore, des hommes en collants impuissants, à la retraite, ou carrément fachos. Une adaptation fidèle, démente, hors norme, un vrai doigt d’honneur à Hollywood (une construction qui mélange passé, futur et présent uchronique, des persos d’une noirceur absolue, des tonnes de dialogues, très peu d’action). Hallucinant.


Une bande de super-héros vieillissants reprend du service. Quand un chef-d’œuvre de la BD devient un très grand film.

6 Morse

La tête de turc d’une école s’éprend d’une jeune ado vampire. Un cauchemar cotonneux, au parfum d’inquiétante étrangeté, supérieurement mis en scène par un Suédois inconnu, Tomas Alfredson. Classique instantané.


Un enfant martyr s’éprend d’une jeune vampire. Glacial et poétique : un classique instantané.

7 Un prophète

Petit truand deviendra grand. Une immersion totale dans l’enfer carcéral, portée par une pléiade de nouveaux comédiens épatants : le meilleur Jacques Audiard et le meilleur film français de l’année, avec le Resnais. On en reparle aux César… Puissant.


L’ascension sociale d’une racaille, formée par la prison."Un prophète", le meilleur film de Jacques Audiard.

8 L’Etrange histoire de Benjamin Button

Un conte mélancolique où Brad Pitt, né vieux, est condamné à rajeunir. David Fincher enfin touché par la grâce (numérique) et la poésie sur ordi. Romanesque.


Un conte mélancolique où Brad Pitt, né vieux, est condamné à rajeunir. David Fincher enfin touché par la grâce (numérique).

9 Le temps qu’il reste

L’histoire d’une famille arabe israélienne de 1948 à nos jours. La poésie contre l’exclusion, le rire contre les bombes. Sous la double influence de Kafka et de Keaton, le film d’Elia Suleiman est d’une drôlerie et d’une tristesse infinies. Poignant.


L’histoire d’une famille arabe israélienne de 1948 à nos jours. « Le Temps qu’il reste » est un film d’une drôlerie bouleversante.

10 The Wrestler

Darren Aronofsky abandonne ses trucs et ses tics pour ressusciter Mickey Rourke, extraordinaire dans les collants d’un vieux catcheur en fin de course. Beau et désespéré comme une chanson de Springsteen… Maousse (Mickey) !


Mickey Rourke extraordinaire dans les collants d’un vieux catcheur usé. Plus qu’un come-back, une renaissance. Lion d’or à Venise.