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Catherine Major, Québec et ongles

Au départ, il y a cette chanson, « Dans l’au-delà », qui donne envie d’en entendre plus. Le morceau dépote franchement, et s’il tournait en boucle sur France Inter personne ne s’en étonnerait. Toute la couleur d’une programmation France Inter y est : la jeune fille décomplexée qui chante, l’instrumentation manouche-bobo, le texte à dimension culturelle pas con (Morrison, Gainsbourg et Ferré sont cités), le ton ludique de l’objet (du genre pas prétentieux), etc. Et pourtant, malgré ce cahier des charges convenu, « Dans l’au-delà » détonne comme un retour réussi de Véronique Sanson (elles ont d’ailleurs le même éditeur).

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Entre l’impression d’entendre une version féminine de Calogero (« Le piano ivre »), une Maurane qui n’aurait jamais croisé la route de Lara Fabian (« Toute une vie »), une Axelle Red parodiant Linda Lemay (« Fais pas l’affaire »), on se retrouve envahit de sensations diffuses mais l’écueil du disque involontairement drôle est évité par un sens de la mélodie évident, une présence vocale efficace et une production subtile. Il y a des textes franchement trop québécois (« L’amour sec »), des chansons plan-plan (« Sahara ») mais aussi des réussites brillantes, servies par des idées habiles (« Valser en mi bémol », « La voix humaine »).
Loin des lamentables Renan Luce et Rose, Catherine Major possède ce petit plus indéniable, ce sang qui pourrait bien circuler abondamment dans les canaux de diffusion musicaux, avec un peu de veine.
Catherine Major sera en concert à L’Européen le 22 mars.

Embarquez dans l’au-delà :

http://www.dailymotion.com/video/xbikfs_catherine-major-dans-laudela_music