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L'ico-Naulleau-claste de service

Éric Naulleau, on l’a cru définitivement condamné à gagner sa vie chez Ruquier.

Eric Naulleau - JPG - 29.8 ko
Eric Naulleau
Dessin de Magnat

Finalement, en plus de ses joutes convenues dans l’émission On n’est pas couché, sur France 2, voilà qu’il griffonne dans France-Soir. Quotidien hippique écrit par des chevaux de retour comme Carreyrou, Poivre dit « d’Arvor », Villeneuve, Montvallon. Ce journal, un peu presbyte, incapable de faire la différence entre un Hallyday de 2006 et un Johnny de 2010 a, à sa tête, Alex Pougatchev, fils d’un oligarque ami de Poutine. Comme l’a dessiné Bakchich : « France- Soir à 50 centimes, c’est cher pour un tract UMP ! »

Mais Éric, quoi qu’il fasse, a vocation de rebelle. Et que fait-il ? «  Je suis payé pour faire un discours critique, pour freiner un peu la promotion des artistes. » Sur les plateaux télé, il taquine à l’aise l’auteur peu en vogue d’un bouquin ou d’un disque bâclé, comme ce malheureux Francis Lalanne, dont « l’album n’est qu’une collection de textes niais sans fond, alors que son livre ne comporte que des niaiseries ». Et défend avec ardeur ses coéquipiers fatigués, ses amis comme Yann Moix ou la délaissée princesse Mazarine Pingeot. Ou encore l’agité Zemmour, son voisin de palier, après ses propos sur les délinquants : « La plupart sont des Noirs et des Arabes. »

Avec le temps, Naulleau se fait de plus en plus iconodule, de moins en moins iconoclaste.

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