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La garde semeur et ne se rend pas

Les céréaliers « en colère » ont, le 27 avril, battu le pavé de Paris afin de protester contre « la redistribution des aides européennes qui va peser sur leur "compétitivité", sacrifier l’emploi et plomber la balance commerciale  ».

Cette parade de tracteurs a bien fait rire des experts de cette riche branche agricole : « nombre de patrons manifestants touchaient pour la première fois de leur vie au volant d’un tracteur »…

Le gouvernement a annoncé fin février sa décision de redistribuer, à partir de 2010, près de 1,4 milliard d’euros d’aides en faveur des filières agricoles en difficulté, comme l’élevage. Les responsables des grandes cultures ont qualifié cette mesure de solidarité « d’hasardeuse », alors que les céréaliers sont les principaux bénéficiaires des aides européennes.

Mais le plus intéressant de la manif’ était dans son non-dit. En réalité, les céréaliers sont fous de rage après la Caisse d’Epargne. Avant la crise, « l’Écureuil » finançait tous les investissements saisonniers de ces riches agriculteurs, et à des taux très bas. La récolte vendue, les céréaliers remboursaient la Caisse sans avoir eu à toucher à leurs économies placées, elles, dans des fonds rapportant beaucoup plus que le coût de l’argent proposé par la Caisse d’Epargne. Dur de se faire du blé.

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Que ce soit sous la gauche ou sous la droite, la Caisse d’Epargne a tenté de jouer avec les marchés… et a perdu. Sauf que l’Ecureuil mange les noisettes… des petits épargnants. Une enquête du journal (…)




Alors que BNP Paribas plastronne malgré la crise bancaire, la caisse d’Epargne paye sa folie des grandeurs. Et le petit rongeur doit à présent se limer les dents…