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Rio-Paris, des boîtes noires de monde
Le 12 juillet, Dominique Bussereau, ministre des Transports, s’est exprimé à propos du crash du vol AF447, l’Airbus d’Air France qui, le 1 juin 2009 a disparu entre Rio et Paris. La conférence de presse a été l’occasion de manifester un formidable consensus : toutes les associations des familles de victimes font confiance à Bussereau pour découvrir la vérité sur cette catastrophe.
Trouver, en cette période, des gens qui font confiance au gouvernement est bien réconfortant. Mieux, on imagine de reprendre la recherche des boîtes noires, après une campagne interrompue le 24 mai sur un échec. Dominique Bussereau a déclaré : « L’analyse des trois phases de recherche a pu montrer qu’il y a des endroits où il ne faut pas retourner, des endroits où il faut peut-être retourner parce qu’une phase a peut-être manqué quelque chose et des endroits où nous ne sommes pas allés. Cela va être analysé durant l’été et c’est à l’issue de cela qu’on pourra décider ou non d’une quatrième phase de recherches ». Un diplomate de la qualité de cet homme-là, on devrait le nommer au Quai d’Orsay… Car la réalité est beaucoup moins glorieuse. Ainsi par l’intermédiaire de la bouche d’or de Hugues du Plessis d’Argentré, noble porte parole de notre marine de guerre, le 6 mai dernier la France apprenait que, lors d’une patrouille « sur zone », notre terrible sous-marin « d’attaque » Emeraude avait capté les échos des boîtes abimées en mer… Mieux, le galonné précisait qu’un carré de 5 kilomètres sur cinq avait été balisé. En gros, il suffisait de chaluter dans le coin et l’énigme était résolue. Le problème majeur c’est que notre excellente Marine nationale c’est pris les pieds dans les microphones et que, la belle espérance a fait Pschitt….
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