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Et Dieu créa la Zahia
Rien n’est plus merveilleux que la vocation, si ce n’est l’intelligence secrète de la nature, dont on a remarqué qu’elle dispense ses dons en fonction des besoins exacts de l’homme qui vit en société. On a observé qu’à travers le monde il naît chaque année tant d’enfants doués pour la boulangerie, tant de futurs pianistes, tant de petits peintres, de couturiers, de terrassiers et de présidents qu’en réclamera le monde.
Ayant reçu du ciel tous les talents nécessaires pour l’amour, la célèbre Mlle Zahia n’a pas même attendu sa majorité pour faire le bonheur – partagé – de Ribéry et de Benzema, qui, eux, ne sont peut-être pas doués que pour le foot (je dispense le lecteur vulgaire de noter que cette dernière proposition peut se lire aussi au féminin). Zahia ne fait qu’exercer un talent que le Créateur a jugé bon de lui donner, et son corps de métier est le métier de son corps. Le vrai problème, c’est que la nature a produit également des Boutin, et le zèle professionnel de Zahia, qu’on louerait dans un autre domaine, lui est maintenant reproché comme contrevenant à la moralité.
Par chance, Alphonse Allais, qui a tout inventé,
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