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Les meilleures choses ont une fin

Que demande le peuple ? De la culture, encore de la culture, toujours de la culture, et en prime time, s’il vous plaît. Moyennant quoi, il plébiscite la télé-réalité. Si la qualité faisait l’audience, ça se saurait, et il n’est même pas totalement exclu qu’on nous en servirait, jusqu’à plus soif, sur toutes les chaînes et aux heures de pointe. Mais jusqu’à plus ample informé, la qualité ne fait pas vendre.

De quoi rêvait celui qu’autrefois on appelait l’honnête homme et, il y a encore quelques décennies, l’homme de bonne volonté, lorsqu’il peignait la vie aux couleurs de ses rêves ? D’une presse libre, insolente, intelligente, qui contribuerait à rendre le monde plus respirable, plus transparent, plus juste. La loi d’airain de la réalité n’a cessé de rogner sur le périmètre de nos ambitions, la hauteur de nos exigences, l’espace de nos rêves. Le journal gratuit, c’est-à-dire le non-journal, l’iPad, l’iPhone et autres consoles de jeux, voilà qui doit suffire à combler tous nos besoins.

Que faut-il à un titre nouveau pour se faire connaître, pour s’accréditer, pour gagner sa place au soleil ? Du temps, autrement dit de l’argent. Or ce sont les fonds qui manquent le plus. Outre que l’investissement dans les médias, et d’abord dans la presse écrite, n’est pas le plus rémunérateur – c’est une litote – l’information n’est ni le métier ni le but des princes et des financiers qui nous gouvernent. Les puissants, quels qu’ils soient, ne considèrent journaux, radios, télévision, nouvelles technologies que comme des moyens de contrôle et des leviers d’influence au service de leurs intérêts.

Les meilleures choses ont une fin. Bakchich en est une fois de plus la preuve. Mais pourquoi les meilleures choses n’auraient-elles pas une suite ?

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L’ultime numéro de Bakchich Hebdo en kiosques : retour sur nos années folles, l’affaire Guérini éclabousse Marseille, dossier Mélenchon, reportage à Kinshasa… Disponible aussi en téléchargement.

Une page se tourne. Bakchich ferme ses portes. L’hebdo 53 du 14 janvier est le dernier. Les sites web restent accessibles mais mis en sommeil jusqu’à nouvel avis. Retour sur nos chemins de traverse.