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Alliot-Marie, démission !
Les amis de Bakchich, ceux qui sont jeunes et donc pas sourds, me jurent que je me suis trompé. Je suis sûr d’avoir entendu à la télé « Michèle Alliot-Ben Ali a démissionné et quitté Paris à bord d’un jet qui l’a conduite vers Saint-Jean-de-Luz ». Comme je suis le seul à avoir compris cela, j’ai dû me tromper.
Mais le sujet demeure : la démission de MAM s’impose. Il n’est pas possible dans un pays qui se réclame à la fois de l’immense Kouchner (qui est notre Gandhi) au pays des « droits de l’homme » où prêche aussi l’anachorète saint BHL - qui traque l’entorse démocratique sur toute la planète, surtout là où vivent des musulmans- de garder à la tête de la diplomatie une femme qui, au palais Bourbon a proposé d’envoyer des CRS pour renforcer les flics tueurs de Ben Ali. On ne peut fustiger la junte birmane et avoir au gouvernement une dame qui a une matraque dans le cerveau.
Les spécialistes l’avait prévu. MAM aux Affaires étrangères, c’était la bavure assurée, une option avec son poste de ministre comme le triangle vendu avec l’auto, celui qu’on place en cas de panne sur l’autoroute. Non seulement cette diplômée est stupide mais, paradoxe pour une « gaulliste », elle aime à s’en prendre aux arabes.
Régnant naguère au ministère de la Justice, ce qui était déjà extravagant, après avoir lancé la grotesque chasse à Coupat et son ultragauche, elle a aussi donné consigne à tous les procureurs de bien saquer tous les quidams appelant au boycott des produits israéliens, par exemple ceux exportés des colonies illégales. De la part de cette poulette basquaise, c’était indiquer l’intérêt qu’elle porte aux Palestiniens. Il est vrai, comme le peuple tunisien, un peu trop bougnoule lui aussi. On ignore quel frisson cette péronnelle provoque dans le cerveau de Sarkozy mais en faire le garde des Sceaux, après qu’elle a été ministre de la Guerre, ça doit être comme un électrochoc en couleurs, un effet d’héroïne…
Heureusement que nos amis de gauche, comme Serge Moati, l’ancien chef des cireurs de pompes de Mitterrand, ont eux aussi pris la parole à la télé. Oubliées les vacances passées à Tunis, abritées par le palais de Carthage : subitement Moati trouvait ce Ben Ali un peu dictateur. Tout comme le bon Bertrand Delanoë qui, tout juste, venait de se rendre compte qu’un tyran – ah ben merde alors- régnait sur le pays de ses amours. Pour l’excuser, précisons que Ben Ali était membre de l’Internationale Socialiste, ce qui laisse de l’espoir à Kim-il-sung, le bienveillant qui guide si bien la Corée de son gant de velours.
Iran, Poutine, Rwanda, Gbagbo, Mugabe, Chine : on ne veut plus entendre gueuler un seul droit-de-l’hommiste qui aura fermé sa gueule au moment où les flics de notre ami Ben Ali trouaient la peau de vrais et anonymes héros sans importance, mais fierté de l’humanité.



