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Le Monti piteux

« L’onorevole » Mario Monti, qui n’appartient à aucun parti italien mais a, quand même, accepté une poire pour la soif avec le poste ridiculement antidémocratique de «  sénateur à vie », «  est un technicien qui ne fait pas de politique ». Les confrères répètent cette vérité avec la constance d’un moulin à prière. Visiblement ils n’ont jamais entendu parler de Barre, dit « Babar (lui aussi) le dormeur ». Raymond ? Le «  meilleur économiste de France » devenu Premier ministre. Bien calé à droite et détestant qu’une bombe, dans la rue Copernic, puisse atteindre «  un français de souche ». Entendre des gens comme Jean-Pierre Gaillard, le muezzin des marchés boursiers nous affirmer que l’économie «  est une science », me donne envie de me flanquer un badge de Marx à la boutonnière (pour la première fois).

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Des requins libéraux dans l’Aquarium

Rappelez-vous, le bon Monti qui n’a jamais trompé sa femme et n’est pas plus Python que pythonisse, c’est ce scientifique pur cristal qui, alors qu’il était à la commission européenne, a demandé au Français Altsom de céder sa branche TGV aux Allemands de Siemens… pour cause de « concurrence abusive ». Ce sénateur à vie est, avant tout, un requin libéral élevé dans l’aquarium de Wall Street, habitué à se nourrir du sang des autres.

D’ailleurs, c’est simple, l’Europe est dorénavant un business placé entre les mains, sérieuses et providentielles, de « techniciens ». Un à la tête de la BCE, un autre (un socialiste qui a fait entrer l’extrême droite au gouvernement ! Youpi !) aux manettes de la Grèce, et notre Monti par-dessus le Marché pour faire le poids (on disait jadis la « tare » chez le boulanger). Une bonne nouvelle, dans ce cas de figure, DSK pourrait, à la demande de Bruxelles et des traders, remplacer Sarkozy. Ce qui nous ferait rigoler, donnerait plus de boulot aux policiers Lillois et un joli job à Anne Sinclair qui le mérite bien.

Puisque nous en sommes à rire, ne ménageons pas nos éclats. Explosons avec la charge démocratique de l’Arabie Saoudite qui tape sur le dos de l’impitoyable Bachar Al Assad, alors que ses soldats tiennent encore leurs chauds fusils, ceux qui viennent de tirer sur les révoltés du « printemps de Bahreïn ». Dans cet univers « surinformé », comme le diraient de conserve les bons Ahmadinejad et Kim il Sun II, la télé nous prend pour des cons.

A propos de crise, avez-vous vu cette extravagante pub à la télé « Devenez-vous même. com ». On nous montre des bidasses faisant les zouaves (ce qui est normal) qui, tels l’appeau le canard sauvage, sont sensés attirer les nouvelles recrues ! Alors que, benêts, on croyait que Sarkozy virait les fonctionnaires. Surtout que ceux-là, les bidasses, on les a assez vus ; que sans Afghanistan ni Libye, ni rien d’autre à faire et, avec la crise, jamais assez de patates pour occuper tout monde dans une vaste corvée de pluches. Ajoutons, marchant ainsi sur le sentier du prodigieux Jean-Pierre Pernaut : « Combien ça coûte tout ça ? ». Le Rafale et les campagnes militaires qui ne servent à rien ? Un sacré paquet de trimestres de retraites.

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