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La sécurité de Sarcelles dans la mire de la Justice
Les sociétés de sécurité employées par la mairie de François Pupponi intriguent les enquêteurs du Cercle Wagram. Au point de lancer une réquisition judiciaire aux services financiers de l'hôtel de ville.
Si le maire de Sarcelles, François Pupponi, dément, malgré l'évidence, tout rapport avec les cercles policiers, les flics parisiens ont pris goût au Val d'Oise et à la mairie de Sarcelles.
Après une première perquisition le 27 septembre dernier, en lien avec le dossier du Cercle Wagram - où un employé de la mairie assure avoir été menacé, au nom du grand banditisme, par l'ancien lieutenant de DSK- les services de la mairie ont eu la (demi) surprise de recevoir une réquisition judiciaire de la part des enquêteurs, le 30 novembre dernier. «Il n'y a pas eu de perquisition mais une demande de communication des pièces relatives à la prestation de la société de sécurité, a bien urbainement précisé Me Lovichi, l'avocat de la mairie, à Bakchich. Cette communication a été faite».

Intrigués par les liens qui pourraient relier la capitale de la Strauss-Kahnie au Milieu insulaire, les limiers s'intéressent notamment aux prestations de sécurité réalisées auprès du cabinet du maire par la Société de SECURITE INCENDIE SURVEILLANCE INTERVENTION SURETE (SISIS)
Marchés introuvables
Comme l'a dévoilé Bakchich, la Sisis a veillé de décembre 2006 à juin 2007 à la protection de la mairie de Sarcelles. Or la société, sise en Haute Corse, est plus que soupçonné par les magistrats d'avoir d'étroites relations avec la voyoucratie insulaire. Dans son réquisitoire de renvoi du Cercle Concorde, daté du 13 octobre dernier, le vice procureur de Marseille Marc Rivet n'hésite pas à expliquer que la boîte est dirigé "de fait par le grand banditisme, et plus précisément, un groupe originaire de Venzolasca, les Bergers braqueurs, organisé autour du clan Fédérici dont l'un des membres est actuellement recherché pour son rôle présumé dans le dossier Wagram.
Lors de récentes interviews, François Pupponi a gentiment botté en touche au moment où les journalistes l'ont questionné sur ces étranges prestations de la Sisis. «En 2006, des jeunes avaient été virulents et les services compétents ont trouvé cette société qui a répondu à un appel d'offres et voilà. Ils n'ont pas travaillé très longtemps. Le contrat n'a pas duré plus de quelques semaines. Je ne savais pas qu'elle était liée au grand banditisme.“, a notamment déclaré l'élu à Corse Matin.
Las, après avoir fouiné dans les marchés publics de la ville pour la période 2006/2007, Bakchich n'a retrouvé aucune trace de cet appel d'offres lié à la sécurité…Il semble bel et bien que ce soit un marché à bon de commande qui a été passé. Un procédé où un maire est alors directement concerné.
Selon nos informations, les prestations de la SISIS ne sont pas les seules motifs d'intérêts des enquêteurs. Le chef de la sécurité du Cercle Wagram, qui se définit sur les écoutes comme «un pote» de Pupponi, parait ainsi très actif à Sarcelles.
Un nouveau volet des Mystères du Wagram.
Xavier Monnier



