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La dernière main du Cercle Concorde
Les dates du procès de l'établissement de jeu parisien ont enfin été fixées. Les audiences se dérouleront du 27 mai au 21 juin 2013. Près de six ans après sa fermeture et sans le principal protagoniste, Paul Lantieri, en cavale depuis 2007.
Un Cercle de jeux parisien. Le grand banditisme corse. Des fonds en liquide. Une dispute entre truands pour son contrôle. Une enquête judiciaire qui emprunte la diagonale Paris-Aix-en-Provence-Marseille-Corse. Ce n'est pas le scénario de la saison 4 de Mafiosa. Seulement un bout de réalité qui l'a sans doute inspiré... La saga du Cercle Concorde, que Bakchich s'est employé à narrer au cours des 5 dernière années, va enfin connaître son épilogue. Ses protagnistes, pour les survivants, ont rendez vous à la 6e chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Marseille, du 27 mai au 21 juin 2013. Et le procès verra défiler quelques personnalités réputées pour leur discrétion.
A l'instar de Roland Cassone, une légende du milieu Marseillais, qui a connu avec le dossier du Cercle Concorde ses premiers mois de prison, 30 ans après son dernier passage au frais.
Un beau casting
Survivant de toutes les guerres qui ont agité la cité phocéenne ces dernières décennies, le retraité de Simiane Collongue est soupçonné d'avoir tenu en sous-main l'établissement de jeux parisiens. Selon les enquêteurs, l'homme, associé à feu Dominique Venturi, autre figure du grand banditisme Marseillais, au banquier François Rouge et à Paul Lantiéri, a régenté la vie du Concorde, fraudé le fisc, entaillé la législation sur les jeux, tenu une maison de jeux de hasard illégalement, et blanchi un peu d'argent à la provenance incertaine, le tout en bande organisée de 2006 à novembre 2007 et la fermeture du Concorde.
L'étrange attelage aurait recyclé des fonds issus des activités de Venturi et Cassone dans leurs petites affaires. Le Cercle Concorde, mais également des brasseries Aixoises, notamment la Rotonde et les Artistes, qui accueillent toujours la clientèle huppée de la cité du Roy René. Malgré la cavale de Paul Lantiéri, les restaurants lui rapportent encore du grisbi. L'un de ses frères gère très officiellement ses affaires, par la grâce d'un jugement du tribunal d'Ajaccio.

Une singularité qu'ont du mal à digérer enquêteurs et magistrats; ainsi que ses anciens supposés associés qui n'ont pas digéré leur mise à l'ombre pendant que Paul courait la campagne, et le tiennent pour responsable de leurs ennuis.
Lantieri a en effet introduit les loups dans la bergerie du Cercle. Ou plutôt les Bergers. De Venzolasca. Les Fédérici. Un gang corse, longtemps spécialisé dans les braquages, avant de se mettre à la table des jeux avec le Cercle Concorde. En charge de la sécurité des lieux, les hommes de la plaine orientale en ont rapidement pris le contrôle. Avec l'appui d'un 3e clan, les Raffali, piliers historiques des jeux sur Paris, ils ont évincé, sans prendre de pincettes, le groupe Lantiéri des affaires.
Les disputes autour du contrôle du Cercle, si elles n'ont pas éveillé les soupçons de la section Courses et Jeux, alors sous contrôle des RG, ont fini d'attirer par attirer l'attention des policiers et juges Marseillais qui ont lancé leurs filets.
Entre leurs mailles, le poisson Paul, au reluisant entregent, a réussi à s'extirper. Et ne compte selon nos informations, venir à la grande réunion de famille programmée au tribunal de Marseille.
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