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L'OM ne meurt jamais

Et la pluie s’est arrêtée à temps mardi 4 novembre. Depuis la défaite face au club le plus drôle de France, le PSG (2-4), des torrents d’eau s’étaient déversés sur Marseille. Et pas seulement. Cela grognait du côté de l’actionnaire principal de l’OM Robert Louis-Dreyfus. Déjà définitivement condamné pour abus de bien social dans le procès des comptes de l’OM, affaibli par la maladie, la défaite à laquelle il a assisté ce soir-là l’a plus que chagriné. Enervé le RLD. Et tant pis pour la logique économique.
« C’est simple quand l’OM gagne, il ne veut pas vendre le club, s’amuse un proche, quand l’équipe perd, il veut s’en débarrasser ».

RLD, actionnaire grogron

Grognon, l’actionnaire l’était d’autant plus que ses consignes à l’intersaison n’ont pas été respectées. En juin, à l’ouverture de la saison des transferts, la consigne était claire. Allègement de la masse salariale, réduction de l’effectif et évacuation des joueurs à gros salaires mais faible rendement (Gaël Givet, Bouwedjin Zenden).

Mais après la fermeture du mercato estival, l’OM compte encore 31 joueurs sous contrat. Avec deux trois incongruités dans l’effectif… Au hasard, l’engagement d’un 4e gardien ukrainien, d’un attaquant de 32 ans venu de CFA (championnat de France amateur) et d’un latéral Anglais inconnu venu de 2e division (Tyron Mears).

Malgré le départ en prêt du plus gros salaire du championnat de France, Djibril Cissé, la masse salariale a augmenté… Et les nouvelles recrues s’avèrent sujettes à caution. Fort discret, l’attaquant ivoirien Bakari Koné laisse songeur, surtout aux vues des sommes déboursées pour l’acquérir. L’utilisation d’Hatem Ben Arfa, acheté à grands frais et dont Louis-Dreyfus est fan, inquiète. Laissé sur le banc contre le PSG, le joueur a ostensiblement boudé, avant de refuser d’entrer en cours de jeu et de provoquer un psychodrame comme seules les deux Prado peuvent voir naître. Mystère et boule de gomme, voire agacement et frustration.

Bouillabaisse dans l’organigramme du club

Dans la bouillabaisse que constitue l’organigramme du club, l’actionnaire n’a plus guère de marge de manœuvre. Seulement une arme atomique, fermer le financement. Le directoire du club, composé du Président (Pape Diouf), du directeur sportif (José Anigo) et du directeur général (Antoine Veyrat). À eux les décisions et au conseil de surveillance du club, qui se réunit tous les 3 mois, de décerner les bons et mauvais points. A posteriori. Nul moyen de s’opposer voire d’être tenu au courant en temps réel des transferts. Ne reste alors qu’un pouvoir au conseil de surveillance, virer le directoire… Un peu brutal et susceptible, de porter très vite la marmite du vieux port à ébullition. Et gâcher une bouillabaisse, sur le Vieux-Port, c’est péché.

Mais hier soir, le 4 novembre, la pluie s’est arrêtée. Le temps pour Hatem Ben Arfa de délivrer deux passes décisives, Mamadou Niang de marquer deux buts et Bakari Koné de réaliser son meilleur match sous le maillot marseillais. L’OM a remporté contre Eindhoven (3-0) sa première victoire en Ligue des champions de l’année 2008. La bouillabaisse marseillaise 2008/2009 n’est pas encore gâchée. Juste épicée.

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