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Le Blanc-seing de Bernès

Le port altier, l’art de défendre debout. Sans jamais crier. Une voix faible. Et ferme. Laurent Blanc. Défenseur, champion de France en 1996, d’Angleterre en 2003. Du monde en 1998. Dans le sélectionneur, la classe du joueur passé par les plus grands clubs : Naples, Barcelone, Manchester, Milan et, bien sûr, Marseille. Au sein du plus grand club du monde, le joueur a glané son surnom, « le Président ». Si justifié que son départ après deux saisons a plongé l’OM dans une errance de dix ans. Sans que le Sudiste de 43 berges, né tout près d’Alès, ne sorte de sa mine placide pour décrypter son départ. Un long Blanc dans la carrière de Laurent. À l’image de son départ taiseux d’un Bordeaux à la dérive au début de l’été. Des critiques sur lesquelles la presse a à peine tiqué. Un Cévenol, méditerranéen au flegme british.

Juste une once de soufre. Un nom. Son conseiller et agent, Jean-Pierre Bernès. Le banni du foot français, après l’affaire OM-VA , en 1993. Une revanche. Et un soupçon. Susurré pour l’instant. Que Blanc choie les joueurs de Bernès, car ce dernier est devenu l’agent de tous les meilleurs footeux français. Et des meilleurs espoirs. Dont la valeur marchande augmente avec la sélection. À ce prix-là, pour Bernès et Blanc, seule la victoire sera belle.

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