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Stade Français: la mêlée continue
Les spectateurs du Top 14, la compétition de l’élite du rugby
hexagonal, auront toujours le plaisir de voir gambader derrière un
ballon des molosses bardés de rose sur les terrains l’année prochaine.
Après une mobilisation des médias, du ministère des Sports,
d’investisseurs privés, le Stade Français a été sauvé de la relégation
le 27 juin et autorisé à concourir l’an prochain en 1ère devision par la DNACG, le gendarme financier de la ligue nationale de rugby.
Si quelques-uns crient à l’inéquité sportive -dont le président de La
Rochelle, club que le sauvetage du Stade a condamné à la relégation en
ProD2- tous se félicitent du sauvetage d’un club qui a su apporter des
paillettes, des pom-pom girls et le calendrier des dieux du Stade au
rugby français. Un apport inestimable….
Même Bernard Laporte, écarté
du projet de reprise et Max Guazzini, promis à un rôle de godillot
président d’honneur- se sont fendus de déclarations, façon
"l’essentiel est que le club soit sauvé".
Une liquidation aurait en effet pu être durement reprochée aux deux
patrons du Stade, qui ont commencé à recruter sans avoir les fonds
nécessaires…
Si le feuilleton sportif est achevé, "Babar" Guazzini et Laporte des casinos
n’en ont en revanche pas fini avec la justice et les plaintes qu’ils
ont déposées la semaine dernière contre les ex-repreneurs canadiens du
club…
Les escrocs présumés portent plaintent
Accusée d’escroquerie et de fabrication de faux documents bancaires,
son secrétaire général, son vice-président et son comptable mis en
examen, la Facem est désormais un brin agacée par la publicité qui lui
est faite. Et le traitement judiciaro-médiatique attenant, gênant pour
une fondation agréée par l’ONU….
Aussi a-t-elle commencé à répliquer. Le 26 juin, selon ce document que
Bakchich a pu se procurer, Job Ariste s’est rendu dans un commissariat
de Montréal pour porter plainte pour escroquerie contre l’un de ses
clients : Radd International.
Cette société américaine, dirigée par un pasteur américano-libérien
répondant au doux nom de Dennis Doboyouh, est désignée par la Facem
comme l’apporteur de fonds qui devait permettre le rachat du Stade
Français….et l’émetteur des faux documents HSBC.
En passant, le président de la Facem dit avoir versé « 60 à 80 000
dollars » à Radd International, afin de faciliter le montage financier
qui devait permettre le sauvetage du Stade Français.
Laporte et Guazzini dehors, les mis en examen libérés
Bref, les présumés escrocs seraient en fait des escroqués, alpagués
par la police françaises par erreur. Une hypothèse à laquelle commence
à être sensible la justice. Après une enquête et des arrestations
éclairs, aucun des mis en examen n’est resté en détention. Le
vice-président et le secrétaire général de la Facem ont été libérés
mardi 28 juin par un juge des libertés et de la détention, contre une
caution de près de 50 000 euros. Egalement mis en examen, le consultat de la Facem en France avait été laissé libre dès vendredi 24 juin.
« Ils sont dehors, comme Laporte et Guazzini sont hors du Stade Français », note le facétieux avocat de la Facem Me Sylvain Maier.
« Mes clients ont fait preuve de bonne foi et démontré qu’ils n’avaient
pas fabriqué les faux, seulement transmis les documents de la RADD ».
Contacté le 26 juin dernier par le quotidien de Toronto The Globe and
Mail, le président de la Radd Denis Doboyouh avait nié avoir voulu
investir dans le rugby. Son rôle aurait consisté à garantir les 18
millions d’euros que voulait investir la Facem dans le Stade Français,
jusqu’à ce que la fondation trouve les fonds nécessaires. Seul petit
souci, le pasteur américano-libérien s’est mis en banqueroute depuis
l’automne dernier et reste injoignable depuis ce week-end…
Le mêlée judiciaire n’est pas encore achevée.
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