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Football : un agent nommé Blair…
Sur les conseils de sa Maman Cherie, le fils de Tony Blair se lance dans le périlleux business d'agent de joueurs.
Outre Manche, pendant que les équipes de Premier League s’étripent sans prendre la moindre pose entre Noël et le Jour de l’An à la plus grande joie de leurs supporters, les agents de joueurs eux, sont à l’échauffement dans la perspective du mercato hivernal.
L’un d’eux attire particulièrement l’attention. Moins par la notoriété qu’il aurait pu acquérir jusqu’à présent sur le marché des transferts, que par son patronyme et son profil atypique.
A la surprise –enjouée - de ses illustres parents, Nicholas John Blair, fils de Tony, l’ex-premier ministre de sa Gracieuse Majesté, a en effet, choisi de se lancer dans le grand bain des impresarii sportifs fin 2009.
Après deux années d’enseignement pour le compte de Tech First, une organisation caritative sponsorisée par une quarantaine de poids lourds de l’industrie britannique, qui l’avait « recruté » à sa sortie d’Oxford, le charmant garçon s’est sans doute dit qu’un salaire de 22 000£ par an, fut-il acquis en payant de sa personne dans les quartiers défavorisés, était indigne de son rang.
Maman, Cherie, avocate de son état, s’est donc occupée des formalités de constitution de son agence. On retrouve d’ailleurs depuis février 2009, sa présence en compagnie de son petit Nicholas et d’un copain de promotion de ce dernier Gabriel Moraes, comme administrateurs de MAGNITUDE GAMING, une affaire d’organisation de jeux vidéos en ligne fondée par Moraes en 2007 et dont la situation financière laisse à désirer.
L’affaire a prudemment modifié sa dénomination sociale en « Magnitude Ltd » (n° d’immatriculation 06260031) à la suite de la vive controverse causée par son exploitation du jeu ‘Counter Strike’ réputé pour son extrême violence. Les médias british trouvaient un peu shocking qu’après avoir présidé en 2008, une commission d’enquête sur « l’explosion des crimes perpétrés au couteau et au revolver dans les rue anglaises », Madame BLAIR se retrouve administrateur de MAGNITUDE GAMING.
Plusieurs journaux anglais ont rappelé assez sèchement à Maître Booth - son nom de jeunes fille sous lequel elle exerce - que « sa » commission d’enquête avait notamment entendu une certaine Ann Oakes-Odger, dont le fils avait été mortellement poignardé lors d’un cambriolage, mettre en cause avec émotion les jeux vidéo guerriers dans la poussée de violence des adolescents…

Entré dans l’Amicale des agents de joueurs anglais sous les sarcasmes (« Il a un fameux background qui pourrait lui ouvrir certaines portes. Mais nous sommes dans un pays libre, alors bonne chance et voyons comment il s’en sort » avait osé Mark Steele, un agent ; quant au plus célèbre et sulfureux d’entre eux, l’écossais Willie McKay, il l’a accueilli d’un jovial « je voudrais juste lui souhaiter bonne chance » lourd de sous-entendus…) Nicholas Blair semble persister à s’en remettre à maman pour faire sa pub auprès des joueurs.
Présente à Los Angeles à l’occasion de la réunion annuelle du Barreau de Californie dont elle était l’invitée, c’est elle qui s’est chargée de faire récupérer dans son campement de caravanes, Raul Mendiola, 17 ans, jeune joueur d’origine mexicaine né à Ciudad Juarez et vivant à San Bernadino depuis 2002.
Raul serait donc le premier a avoir signé un contrat avec Nicholas Blair, agent de joueur qui reste inconnu du site de référence « transfermarkt.co.uk » et de la plupart des bases de données consacrées au football européen.
Claudia, 36 ans maman du jeune prodige présumé qui pourrait signer à Manchester City et être prêté à Séville dans la foulée, n’en est pas encore revenu : « Raul n’avait pas la moindre idée qu’il s’engageait avec le fils d’un ancien premier Ministre. Une voiture est venue le chercher et l’a emmené à Los Angeles. On l’a accompagné jusqu’à la chambre où des photos ont été prises avec elle. Mais c’est seulement à la sortie quand il a demandé pourquoi il y avait tant de photographes dans le hall de l’hôtel qu’on lui a dit qu’ils étaient là pour la mère de son agent qui est une personne célèbre… Quelques jours plus tard, j’ai reçu une photo dédicacée d’elle avec Tony Blair, lui en smoking et elle en robe du soir..ça dit ‘pour Claudia’ avec des trucs griffonnés juste en dessous qui doivent être leur signature, et ensuite ‘merci’ en anglais… ».
Pas de doute, Nicholas Blair aurait intérêt à prendre quelques leçons accélérées avec Willie McKay sur la meilleure manière de conserver les joueurs qui lui donneront un mandat dans l’avenir.
Pas sûr que l’écossais lui conseille de continuer à se contenter d’envoyer des photos de ses parents en remerciement. Ils ne sont pas assez télégéniques…







