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FIFA : La guerre perdue contre les matches truqués
Une fantomatique équipe est chargée de préserver le football mondial des paris truqués. Son arme? Une hotline...
« Early Warning System »…Sepp ‘Le Couillu’ Blatter et ses potes avaient voulu frapper les esprits ; fallait que ça sonne «guerre des étoiles» ou «alerte nucléaire», bref que ça foute les chocottes aux malfaisants qui, donnant dans le trucage à grande échelle de matches sur lesquels ils prenaient des paris à des cotes insensées, risquaient de détruire à leur seul profit criminel, le juteux édifice du foot-business mondial construit à la force du poignet par Sepp et ses associés.
Comme nous le pressentions dès le 6 décembre 2008 (cf. La FIFA veut labelliser les paris honnêtes) il ne s’agissait évidemment que d’une opération de com’ comme Blatter en a le secret.
Son « Système d’Alerte Avancée » ou « précoce » ou « très en avance sur son temps » comme on voudra, s’est dégonflé comme un vulgaire ballon de foot de contrefaçon made in China.
Interpol à la rescousse
Depuis, beaucoup d’eau de la Limmat est passée sous le Quaibrücke de Zurich et les métastases du cancer des matches truqués se sont répandues à la vitesse de l’éclair dans l’organisme footbalistique planétaire, affaibli par les excès de table des membres gloutons du Comité Exécutif de la FIFA.
Face au déferlement crapuleux d’origine asiatique et devenu incontrôlable, ils durent se résigner à mettre leur « System » en veilleuse et à faire appel aux bonnes vieilles méthodes policières.
« Ce n’est pas aux juges de décider de l’avenir du football mais c’est aux responsables du football de le faire », martelait Michel Platini sur les estrades avec une obstination un brin démagogique pour se faire élire grand vizir de l’UEFA, la caverne d’Ali Baba du football mondial. Depuis, le garçon qui est loin d’être stupide, a compris le sens du principe de réalité. Face à l’intelligence démoniaque des organisations criminelles, il a appelé à l’aide les instances européennes et Interpol afin de protéger son trésor de la Champion’s League.
Pas même un banc de remplaçant pour tout surveiller

En grande partie sous son influence, la FIFA s’est dotée d’un responsable de la Sécurité. Un ex-détective australien super boosté du nom de Chris Eaton qui, débauché à Interpol, a rapidement pris la mesure du problème : « L’infiltration de nos fédérations et du football en général par le crime organisé est le problème le plus pressant » a-t-il concédé récemment à quelques semaines de l’ouverture des phases qualificatives pour la Coupe du Monde 2014.
Son équipe, dont l’effectif n’atteint même pas celui du banc des remplaçants d’un match de championnat, a été répartie selon la présumée géographie du crime, entre Kuala Lumpur, la Colombie et la Jordanie avec un chargé de coordination basé à Londres.
Un hot line contre
les paris truqués...
Une équipe super-légère tout de même pour boxer en catégorie poids lourds. Aux grands maux les petits remèdes, Eaton se prépare donc à lancer son arme fatale II, un site et une hot-line en 180 langues, ouverte normalement jusqu’à la fin de l’année, et destinée à recueillir les confidences des repentis. A l’image du défenseur italien Simone Farina qui a rapporté s’être vu offrir 255 000 dollars l’année dernière pour laisser filer un match dans lequel était engagé son célébrissime club de Gubbio.
Selon un schéma classique à la FIFA, Farina a été engagé par Sepp ‘le Couillu’ le 9 janvier 2012 comme « Ambassadeur du Fair Play » .
On trouve toujours
plus corrompu que soi
Les repentis de tous bords (joueurs, arbitres, agents, encadrement sportif des clubs…) du ballon rond bénéficieront de « goodies » genre photos de Sepp et maillots de stars dédicacés, ainsi que d’une amnistie totale de leurs écarts de conduite, s’ils les confessent dans les 3 mois de l’ouverture de la ligne verte.
L’idée farfelue du confessionnal à distance serait apparue dans la tête des stratèges de la FIFA à la suite de l’arrestation de Wilson Perumal en Finlande l’hiver dernier. Le natif de Singapour, businessman de son état, arrondissait ses fins de mois grâce à son réseau international de truqueurs de matches.
Condamné à 2 ans de prison, son dossier recèle quelques perles maladroitement rendues publiques par la FIFA le 12 janvier.
Dans un Email à l’un de ses contacts à qui il promettait 100 000 dollars pour annuler la détestable incertitude sur l’issue d’un match et 500 000 dollars pour sa future coopération, Perumal tendait d’apaiser les craintes de son interlocuteur avec un argument radical : « Si la maison-mère est corrompue, comment va-t-elle s’y prendre pour éradiquer la corruption dans le football ? » …
Eaton ferait bien de se ressaisir ; pas sûr que Sepp lui donne l’occasion de se livrer à une nouvelle séance de mauvais esprit.







